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customer orientation and operational excellence |
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| Inventer l'entreprise du XXIème Siècle | ||||||||||||
Si le scénario du pire -la récession- n’est pas sûr, celui d’une croissance molle est plus que jamais d’actualité pour les mois et peut-être les années à venir. Dans ce contexte difficile les entreprises sont donc focalisées sur leur capacité à capter et fidéliser leurs clients et sur la réduction de leurs coûts de fonctionnement afin de préserver leur marges dans un environnement où la lutte pour la survie de certains opérateurs à conduit à une érosion significatives de celles-ci.
La défiance des marchés sucité par l’explosion de la bulle de l’ex-Nouvelle Economie et des affaires Enron, Vivendi,… conduit l’entreprise à une vigilance accrue du ratio « dette nette / fonds propres ». L’investissement est donc méticuleusement analysé et arbitré en terme de rentabilité à court terme. De plus en plus d’initiatives doivent ainsi démontrer une récupération de l’investissement au terme de l’exercice en cours pour être engagés.
L’histoire du progrès c’est aussi l’histoire de la course à la productivité, à la moindre pénibilité du travail. Une histoire qui introduit la machine pour remplacer l’homme dans les taches considérés comme les plus élémentaires et les moins valorisantes. Dans un contexte de fléchissement des investissements industriels et d’une consommation incertaine, l’entreprise doit adapter au plus juste ses capacités à la demande. Les ressources considérées jusque là comme permanentes doivent devenir modulables pour garantir le développement et la survie des organisations. La crainte de la précarité s’installe chez les collaborateurs dont la confiance doit être restaurée. Si l’entreprise n’est plus l’institution qui leur garantit sécurité et sérénité par la pérennité à long terme de leur emploi il est évident que les valeurs de «patriotisme d’entreprise» soient sérieusement remises en question, à moins que de nouveaux principes de collaboration basés sur les modes projet ou entrepreneurial ne soient imaginés…
L’affirmation et la reconnaissance des valeurs universalistes qui ont été l’un des piliers de la cohésion sociale durant plus de deux siècles se fissurent aujourd’hui pour laisser la place à un monde ou priment les valeurs individuelles. Non seulement le mythe de l’Individu Universel s’est éteint, mais la Société de ce début de siècle consacre l’avènement de la personnalité multiple : c’est la désintégration des sphères traditionnelles -famille, quartier, entreprise, commune, patrie,…- et la naissance d’un néo-tribalisme où chaque personne avec ses ambiguïtés et ses ambivalences, est membre de multiples communautés fréquemment virtuelles. Internet et la civilisation des réseaux (GSM, SMS, web,…) ont été un accélérateur décisif dans ce domaine. Le monde de l’entreprise n’échappe pas à la règle : le confinement physique des organisations n’a plus lieu d’être, la civilisation des réseaux numériques à profondément modifié les comportements professionnels : omniprésence de l’e-mail, communauté virtuelles professionnelles,… Si cette désagrégation des organisations bouleverse profondément le monde professionnel, c’est dans le même temps une incroyable chance à saisir pour rebâtir l’entreprise flexible et adaptative de ce siècle.
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